ACTUALITÉS

VRS : un risque encore sous-estimé chez les personnes âgées

Avr 16, 2026

Vaccination, recommandations et freins actuels :

où en est-on aujourd’hui ?

Longtemps associé aux nourrissons, le virus respiratoire syncytial (VRS) est aujourd’hui reconnu comme une cause importante d’infections respiratoires chez les personnes âgées.

S’il circule depuis des décennies, son impact chez l’adulte a longtemps été sous-estimé. Pourtant, les données récentes montrent qu’il peut entraîner des formes graves, notamment chez les publics les plus fragiles.

Un virus fréquent aux conséquences parfois lourdes

Chez l’adulte, le VRS se manifeste souvent comme une infection respiratoire classique. Mais chez les personnes âgées ou fragiles, il peut évoluer vers des complications sérieuses : pneumopathies, décompensation de maladies chroniques, voire détresse respiratoire.

Les personnes les plus à risque sont :

  • les plus de 75 ans
  • les adultes de plus de 65 ans avec des pathologies cardiaques ou respiratoires
  • les personnes immunodéprimées

Une infection peut également entraîner une perte d’autonomie ou un déclin de l’état général, en particulier chez les personnes déjà vulnérables.

Un virus fréquent aux conséquences parfois lourdes

Chez l’adulte, le VRS se manifeste souvent comme une infection respiratoire classique. Mais chez les personnes âgées ou fragiles, il peut évoluer vers des complications sérieuses : pneumopathies, décompensation de maladies chroniques, voire détresse respiratoire.

Les personnes les plus à risque sont :

  • les plus de 75 ans
  • les adultes de plus de 65 ans avec des pathologies cardiaques ou respiratoires
  • les personnes immunodéprimées

Une infection peut également entraîner une perte d’autonomie ou un déclin de l’état général, en particulier chez les personnes déjà vulnérables.

Un impact concret sur les hospitalisations

Le VRS pèse déjà sur le système de santé.

Sur la saison 2022-2023, près de 11 936 hospitalisations ont été recensées en France. Parmi ces patients, les personnes de plus de 65 ans représentaient 77 % des hospitalisations chez l’adulte.

En réanimation, les patients sont majoritairement âgés et présentent presque toujours des comorbidités, ce qui augmente fortement le risque de formes graves.

Chaque hiver, le VRS s’ajoute à la grippe et au Covid-19, contribuant aux tensions observées dans les établissements de santé.

Une avancée récente : la vaccination

Depuis 2023, des vaccins contre le VRS sont disponibles en Europe. Ils permettent de réduire significativement les infections des voies respiratoires basses, avec une efficacité importante selon les études.

Leur profil de sécurité est jugé satisfaisant à ce stade, même si certaines données restent encore à consolider, notamment sur la durée de protection et l’impact sur les formes les plus graves.

Des recommandations en évolution

Face à ces éléments, les autorités de santé ont fait évoluer leurs recommandations. La Haute Autorité de santé préconise désormais une vaccination saisonnière contre le VRS chez les personnes âgées de 75 ans et plus. Elle recommande également cette vaccination chez les personnes de 65 ans et plus présentant des pathologies chroniques respiratoires ou cardiaques, particulièrement exposées au risque de complications.

Ces recommandations s’inscrivent dans une approche globale de prévention des infections respiratoires hivernales, en complément des campagnes de vaccination contre la grippe et le Covid-19.

Mais dans les faits, la vaccination reste peu déployée. En l’absence de remboursement des vaccins.

Anticiper pour mieux protéger

Pour les établissements sanitaires et médico-sociaux, le VRS doit désormais faire partie des réflexes hivernaux.

La vaccination, lorsqu’elle est accessible, reste un levier clé pour limiter les formes graves chez les publics à risque. Mais elle ne suffit pas. Les gestes barrières gardent toute leur importance : hygiène des mains, port du masque en cas de symptômes, limitation des contacts à risque.
La surveillance est tout aussi essentielle. Repérer rapidement les premiers cas et réagir permet d’éviter une diffusion en établissement. Enfin, sensibiliser les équipes au VRS et à ses risques permet d’agir plus tôt et plus efficacement.

Ce qu’il faut retenir

Le VRS n’est pas un nouveau virus, mais son impact chez les personnes âgées est aujourd’hui mieux reconnu.

Il peut entraîner des formes graves, en particulier chez les plus de 65 ans et les patients fragiles.

Des vaccins existent et sont recommandés, mais leur accès reste encore limité en raison des conditions de remboursement.

En l’absence de traitement spécifique, la prévention reste essentielle : vaccination, gestes barrières et surveillance.

L’enjeu aujourd’hui est d’intégrer le VRS dans les stratégies hivernales.

Sources : 

Le virus respiratoire syncytial constitue une menace majeure chez les personnes âgées

Haute Autorité de Santé – Stratégie vaccinale de prévention des infections par le VRS chez l’adulte âgé de 60 ans et plus