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Accident du travail
Les réflexes à avoir dans les premières 24 heures
Les premières heures comptent plus qu’on ne le pense
Un accident du travail ne se résume jamais à “un salarié qui s’est blessé”.
En quelques minutes, c’est toute une organisation qui peut être impactée :
- continuité d’activité,
- gestion des équipes,
- obligations réglementaires,
- prévention des risques,
- traçabilité,
- communication interne.
Et très souvent, les premières 24 heures conditionnent la suite.
Dans les structures sanitaires, médico-sociales ou en entreprise, certaines erreurs reviennent régulièrement :
- attendre avant de formaliser les faits,
- minimiser un “petit accident”,
- oublier certains éléments importants,
- ou traiter uniquement l’aspect administratif sans analyser les causes réelles.
Pourtant, selon INRS, un accident du travail doit aussi être considéré comme un indicateur de fonctionnement et un véritable outil de prévention.
- Sécuriser immédiatement la situation
Le premier réflexe reste la protection de la victime et des personnes présentes.
Cela implique :
- sécuriser la zone,
- éviter un suraccident,
- prévenir les secours si nécessaire,
- stopper temporairement l’activité lorsqu’un danger persiste,
- et prendre en charge rapidement le salarié concerné.
Même lorsqu’un accident semble bénin, il ne doit jamais être banalisé.
Une chute, une coupure ou un faux mouvement peuvent parfois révéler :
- un matériel inadapté,
- une organisation sous tension,
- un défaut de procédure,
- ou une fatigue importante des équipes.
- Recueillir les faits rapidement
Dans les heures qui suivent, il est important de noter précisément :
- le lieu,
- l’heure,
- les circonstances,
- les tâches réalisées,
- les éventuels témoins,
- et les éléments matériels impliqués.
Selon INRS, les informations recueillies immédiatement après l’événement sont souvent les plus fiables.
L’objectif n’est pas de désigner un responsable.
L’objectif est de comprendre ce qui a conduit à l’accident.
Car dans de nombreuses situations, les causes sont multiples :
- habitudes prises avec le temps,
- manque de temps,
- défaut d’anticipation,
- charge de travail,
- consignes peu connues,
- ou organisation devenue inadaptée à la réalité terrain.
- Respecter les obligations réglementaires
L’employeur dispose de 48 heures (hors dimanches et jours fériés) pour déclarer un accident du travail auprès de la CPAM.
Cette déclaration doit être :
- précise,
- complète,
- et réalisée dans les délais.
Le salarié doit également recevoir une feuille d’accident du travail dès la déclaration effectuée afin de permettre la prise en charge des soins liés à l’accident sans avance de frais.
Selon les situations, plusieurs obligations complémentaires peuvent également s’appliquer.
Informer le CSE
Le Comité Social et Économique (CSE) doit être informé lorsqu’un accident révèle :
- un risque important,
- un accident grave,
- un risque professionnel insuffisamment maîtrisé,
- ou lorsqu’il entre dans le cadre des missions santé sécurité du CSE.
Dans les structures disposant d’un CSE, celui-ci peut participer :
- aux enquêtes internes,
- à l’analyse des causes,
- et aux actions de prévention mises en place.
Réaliser une analyse approfondie
Une analyse approfondie devient particulièrement indispensable :
- en cas d’accident grave,
- d’accident répété,
- d’arrêt de travail important,
- ou lorsqu’un dysfonctionnement organisationnel est identifié.
L’objectif n’est pas uniquement administratif.
Il s’agit surtout d’identifier les causes profondes :
- organisation,
- matériel,
- environnement,
- charge de travail,
- procédures,
- communication,
- formation.
Mettre à jour le DUERP
Le Document Unique d’Évaluation des Risques Professionnels (DUERP) doit être mis à jour lorsqu’un accident met en évidence :
- un risque insuffisamment évalué,
- une mesure de prévention inefficace,
- ou une évolution des conditions réelles de travail.
Dans beaucoup de structures, l’accident révèle finalement un écart entre “le fonctionnement prévu” et “la réalité terrain”.
- Analyser l’accident pour éviter qu’il se reproduise
C’est souvent l’étape la plus importante… et pourtant celle qui est parfois oubliée une fois “la déclaration faite”.
Selon INRS, l’analyse d’un accident du travail est un levier essentiel de prévention.
L’analyse doit permettre de répondre concrètement à plusieurs questions :
- Le risque avait-il été identifié ?
- Les équipes avaient-elles les bons outils ?
- Les procédures étaient-elles réellement applicables sur le terrain ?
- Les consignes étaient-elles connues et comprises ?
- Le matériel était-il adapté et disponible ?
- Une surcharge ou un manque d’effectif ont-ils joué un rôle ?
- Les formations étaient-elles suffisantes ?
- Le DUERP est-il toujours cohérent avec l’activité réelle ?
Un accident est rarement dû à une seule cause.
Il met souvent en lumière plusieurs fragilités du quotidien.
Et surtout, une analyse utile doit déboucher sur des actions concrètes :
- adaptation des procédures,
- sensibilisation des équipes,
- achat ou renouvellement de matériel,
- réorganisation de certaines pratiques,
- amélioration de la communication interne,
- ou renforcement de la prévention terrain.
- Faire de la prévention un sujet concret dans la structure
La santé et la sécurité au travail ne doivent pas vivre uniquement dans un classeur ou dans un document réglementaire.
La prévention devient efficace lorsqu’elle est réellement intégrée au quotidien des équipes :
- procédures applicables,
- outils accessibles aux équipes,
- remontée des situations à risque,
- sensibilisation régulière,
- traçabilité,
- implication du management,
- et suivi concret des actions mises en place.
Dans beaucoup de structures, le sujet SST manque surtout de temps, de méthode ou d’accompagnement opérationnel.
C’est justement là qu’une démarche structurée prend tout son sens.
BPM Santé accompagne les entreprises, établissements sanitaires et médico-sociaux dans :
- la mise en place de leur démarche santé et sécurité au travail,
- l’actualisation du DUERP,
- la création d’outils opérationnels,
- la sensibilisation des équipes,
- et l’accompagnement réglementaire
via son offre HELPSECURE.
L’objectif : proposer une prévention concrète, applicable et adaptée aux réalités du terrain.
Contactez-nous à l’adresse suivante : bpmsante@outlook.com
https://www.inrs.fr/demarche/analyse-accidents-travail/ce-qu-il-faut-retenir.html
https://www.inrs.fr/actualites/agir-suite-un-accident-du-travail.html
https://www.ameli.fr/entreprise/vos-salaries/accident-travail-trajet/demarches
https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F171